Association Vinezac. Sauvegarder pour Transmettre

Rendez-vous théâtral de novembre 2018

Pour la troisième année consécutive l'association vous propose de  renouveler son rendez-vous théâtral de novembre.

 

Cette année encore nous avons retrouvé avec plaisir la troupe Le Cigalon qui nous a interprété une pièce adaptée de la trilogie de Marcel Pagnol.

Samedi 24 novembre à 18 heures, la salle Alain Rouvière (salle de sports) était comble. Représentation suivie de notre traditionnelle soupe plus assiette ardéchoise. Une centaine de spectateurs assis et quelques-une debout. Nous avons servi 86 repas.

Nos spectacles de théâtre ayant de plus en plus de succès pour l'avenir la réservation de la représentation seule ou de la représentation plus le repas sera indispensable.

Crédit photos : Brigitte Moulin

Pour une vue élargie et faire apparaitre  les légendes cliquer au centre de la photo.

Représentation du 5 octobre 2019

Salle Alain Rouvière. Horaire à préciser.

 

"A nous deux" : neuf saynètes de Georges Courteline

 

« Courteline aimait observer la vie quotidienne et chacune des saynètes est une tranche de vie mettant les travers de la société en évidence sans méchanceté et toujours de façon comique. On est surpris de constater que tout reste d‘actualité. 

La plupart des saynètes sont interprétées par deux personnages d'où le titre du spectacle À nous deux .

Elles sont introduites par des chansons créées pour l 'occasion. C 'est donc un spectacle très gai et enlevé avec de très beaux costumes fin XIXÈME siècle . »

 

Interprétation par la troupe des Uns Parfaits que l’association a déjà reçue à plusieurs reprises.

Celle-ci se veut intergénérationnelle puisqu’elle accueille en son sein des comédiens amateurs entre 20 et 80 ans! Installée à Cébazat (63) elle se produit sur toute la région Auvergne, souvent en milieu rural et pour des œuvres caritatives ou des associations locales.

 

Crédit photos : Brigitte Moulin

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Rendez-vous théâtral de novembre 2019

Source : document communiqué par la troupe

LES DIABLOGUES

Si un individu vous affirme qu’il est une pendule, peut-être vaut-il mieux ne pas le contredire. Il doit avoir ses raisons. Après tout, on ne sait jamais. C’est sur ce ton que Roland Dubillard réinvente à sa façon le dialogue de sourds dans Les Diablogues.

Cette série de sketches, qui fut d’abord radiophonique, révéla dans les années 50 un talent et un esprit mordant. Prenez deux protagonistes, nommez- les « Un » et «Deux » , et pour corser la chose, donnez-leur l’apparence de comédiens pince-sans-rire comme Jacques Gamblin et François Morel, par exemple. « Un » et « Deux » sont sur un monticule, dans deux fauteuils verts, à l’intérieur d’un placard sans porte ni cloisons latérales, avec un briquet. Le dialogue s’engage et il faut peu de temps pour que le réel se mette à tanguer, à s’inventer une autre logique implacablement foldingue. Le quotidien bascule dans le fantastique, l’ordre cède la place au chaos le plus hilarant. Mais ce dialogue repose sur une écoute scrupuleuse, une réponse du tac au tac qui triture, décortique et provoque le rire avec un art scientifiquement absurde.


ROLAND DUBILLARD

Roland Dubillard est né à Paris en 1923. Après une licence de philosophie, il débute comme comédien. Jean Tardieu lui commande ses premiers sketchs radiophoniques, Grégoire et Amédée, en 1953 – suite de dialogues entre deux compères, donnés quotidiennement – qui deviendra pour la scène, Les Diablogues(1975). La même année, il écrit une parodie d’opérette, Si Camille me voyait, qu’il monte au Théâtre de Babylone. En 1961, il crée sa première pièce de théâtre, Naïves Hirondelles. Puis il écrit La Maison d’os (1960) qui est portée à la scène en 1962. Le Jardin aux betteraves, d’abord conçu pour la radio, est mis en scène en 1969 par Roger Blin, ... Où boivent les vaches est montée avec la complicité de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault en 1972. Il est également l’auteur de la pièce radiophonique,

Les Chiens de conserve en 1978, d’adaptations de pièces anglo-saxonnes, de nouvelles et de poèmes. Au cinéma, il a notamment travaillé sous la direction de Jean-Pierre Mocky (Le Témoin, Les Compagnons de la Marguerite, La Grande Lessive), Jacques Bral (Polar) et Patrice Leconte (Il ne faut pas boire son prochain, Les Vécés étaient fermés de l’intérieur).

Dubillard auteur, Dubillard acteur, Dubillard personnage - car c'est toujours de lui qu'il parle sous les espèces de Grégoire, de Guillaume (dans Le Jardin aux betteraves), du maître (dans La Maison d'os), ou de Félix (dans « ... Où boivent les vaches.») - se ressemblent étrangement et conjuguent leurs traits pour composer la silhouette d'un être en état permanent d'absence. Rien n'est lié chez Dubillard, tout s'improvise dans une espèce de nonchalance qui ne s'alimente de rien d'autre que de mots. Car pour le soutenir dans son entreprise d'indifférence, Dubillard recourt au seul langage. Ce Buster Keaton de la scène s'empêtre comme à dessein dans les mots les plus simples : le moindre d'entre eux et la phrase la plus banale provoquent en chaîne des catastrophes de malentendus, ouvre des gouffres d'incompréhension et déclenche un vertige majeur : car il n'y va pas d'autre chose dans cette œuvre apparemment bafouillante et incontrôlée qu'une interrogation essentielle sur l'identité.